Oui les caisses sont pleines, trop pleines. Environ 10 millions d’euros dorment aujourd’hui sur les
comptes de la mairie. Jacques BOMPARD se réfère à son bon classement sur le magazine financier Challenges pour justifier cette politique.
Il oublie de spécifier que le même magazine explique qu’il existe « de bons
maires aux caisses vides et de mauvais maires aux caisses pleines », que pour juger réellement de l’action d’un maire des critères comme « les créations d’emplois, de
logements sociaux, la qualité des équipements, le nombre de kilomètres de transports en commun, la qualité des services publics ou le nombre d’arbres par habitants»[1] doivent être pris en compte.
Il oublie de rappeler que le coût annuel de ce "bas de laine" de 10 millions d'euros a été estimé par la chambre Régionale des Comptes à un demi
million d'euros par an [2].
Il vous faut donc choisir, soit conserver ce maire et sa politique et dans ce cas lui demander de baisser les impôts
de plus de 20%[3], soit demander que cet argent soit utilisé pour offrir aux Orangeois les services que l’on trouve dans toutes les villes de cette envergure quelle que
soit leur couleur politique.
C’est bien entendu ce second choix que nous ferons, de manière raisonnable et raisonnée, sans augmenter la pression
fiscale et en nous donnant les moyens d’aller chercher les aides des autres collectivités : état, région, département au travers des différents contrats existants à ce jour avec ces
partenaires.
[1] Malheureusement au
nombre de platanes coupés abusivement Jacques BOMPARD obtiendrait sans conteste le prix de « la tronçonneuse d’or »
[2] En effet les
collectivités locales ne peuvent « placer » leur argent afin de le faire fructifier selon le principe que l’impôt ne doit être levé que s’il est nécessaire. ( art 14 de la déclaration
des droits de l’homme) Or, s’il y a des excédents de trésorerie, le prélèvement a été excessif et il serait donc malvenu de rémunérer cette « erreur de gestion ».
Extrait de Finances locales – par Raymond Muzellec – professeur à l’Université de Paris V – Editions Dalloz
[3] Seulement 70% des recettes de fonctionnement sont
utilisées.
par Alain GUENIN et Anne-Marie HAUTANT
publié dans :
Des mesures concrètes
2
recommander
Derniers Commentaires